Voici le texte que Jasmin a écrit pour le journal "Le Moulin Rouge" de son lycée lyonnais.
Sa publication sur notre site, par autorisation d’Alice Granier [1], vous permettra également, grâce au contact de Thomas Barnier [2], de consulter les archives du journal et d’y retrouver cet article de Jasmin.
Merci à eux pour leur sympathique coopération.
Jeanine Robert félicite Jasmin de sa volonté continuelle de progresser en français. Jasmin a en effet été partante pour la rencontrer, en vue d’ajuster quelques expressions, après avoir amélioré l’orthographe de la mouture initiale de son texte, avec l’aide de sa famille d’accueil.
Mes expériences en France
Depuis cinq mois je suis ici au lycée en 1ère S3 et me voici donc à la moitié de mon séjour. Au début c’était un peu difficile d’avoir l’école parfois de 8 heures jusqu’à 18 heures. En Allemagne l’école se termine la plupart du temps à 13 heures ou 15 heures. Sauf les trois dernières années avant le bac on peut aussi avoir cours jusqu’à 19 heures mais c’est rare. Pas contre en Allemagne on ne commence jamais à 9 heures ou 10 heures ou même encore plus tard.
Surtout les deux heures de français étaient dures au début de l’année mais comme il y avait toujours quelqu’un qui était prêt à m’expliquer, j’arrive maintenant à suivre les cours à peu près. J’ai eu beaucoup de chance de tomber dans une classe aussi gentille.
L’école en France est aussi beaucoup plus stricte qu’en Allemagne. En Allemagne, on a le droit d’entrer tout le temps dans l’école et il n’y a pas de surveillants comme ici. Si on est en retard la plupart du temps on entre dans la classe et les professeurs ne disent rien. En tous cas on est toujours accepté en cours et on ne doit pas faire de mot. Et quand on est absent on donne une lettre signée par ses parents à son professeur principal. Comme ici, manger et boire est aussi interdit en Allemagne mais il y a beaucoup des professeurs qui ne disent rien.
Ce qui m’a vraiment surprise c’est qu’en France les cours sont dictés par les professeurs. En Allemagne on a notre cours dans des livres ou sur des feuilles qui sont distribuées, ou alors on prend des notes et on explique plutôt la leçon à l’aide de documents. Il y a donc davantage d’échanges et de « conversation » entre le professeur et les élèves. Même en école primaire aucun prof n’aurait l’idée de dicter son cours.
Maintenant j’arrive bien à suivre les cours et même, la plupart du temps, à faire les DS (devoirs surveillés). J’ai rencontré beaucoup de gens et trouvé des nouveaux copains. Je ne peux dire aucun mal sur la France.
Partir une année en France c’est la meilleure expérience que je pouvais faire.
Jasmin Brunn, élève en 1ère S3
