Après les opérations de comptage de Dominique, la dizaine de véhicules prend la direction de Tarare, via La Tour de Salvagny et l’Arbresle.
Après avoir observé, sur le côté droit à flanc de colline, à proximité de Tarare, les travaux titanesques de l’autoroute Clermont-Ferrand / Lyon, nous nous garons à l’entrée de Tarare, le long de bâtiments désaffectés et à l’abandon, suite à la crise économique ayant lourdement frappé l’industrie textile.
Nous nous dirigeons à pied vers l’entreprise artisanale de broderie de luxe de la famille Girardet. Nous sommes accueillis par Monsieur Girardet, son épouse Kristina de nationalité allemande et leur fille Peggie.
Après avoir pu observer le fonctionnement impressionnant et assourdissant de quelques métiers à tisser,
nous nous séparons en deux groupes pour une visite en langue française et une visite en langue allemande (eh !.. oui Félix est au chômage). La famille Girardet nous fait partager sa passion, l’histoire de ses ancêtres depuis plusieurs générations dans l’industrie textile, ses projets d’avenir … et nous perdons totalement la notion du temps … l
Le « timing » est alors totalement ignoré !!! Néanmoins, nous sortons tous enchantés d’une telle visite !
Il est 12h30 et nous sommes à deux heures de marche du lieu de notre repas : l’abri du pèlerin de Notre Dame de la Roche … ça grogne un peu … mais après une courte concertation, les organisateurs de cette journée ont le dernier mot : le programme sera respecté.
Chacun chemine à son rythme sur un sentier montant en sous-bois où les couleurs automnales commencent à apparaître.

A 14h30, c’est l’heure d’arrivée du « groupetto » [1] à Notre Dame de la Roche.
Après un casse-croûte arrosé de vin blanc et (ou) de vin rouge, la fatigue n’est plus qu’un lointain souvenir, d’autant que nous avons même droit aux liqueurs de Norbert en fin de repas.

Les sentiers de retour, à découvert, au milieu de prairies vallonnées, sont plus faciles et en pente descendante.
Après une halte à la chapelle de Bel Air, entourée de trois tours avec relais de télécommunications ( bonjour la concurrence !!!), nous plongeons sur Tarare.
Un court arrêt à nos véhicules pour changer de chaussures et le convoi prend la direction de la cave de Bully, cernée par les travaux de l’autoroute A89. La dégustation de blanc, de rouge et de crémant est accompagnée des fameux grattons lyonnais. Plus personne n’est pressé de rentrer.

Le retour est tardif dans les familles d’accueil après cette journée bien remplie.
Récit de Paul Lestra
Cet article est illustré grâce aux photos de Paul Lestra.
Vous pouvez accéder au diaporama qui s’y réfère en consultant les autres Photos de la randonnée dans les environs de Tarare, le 11 octobre 2010
